Enseignement

Une école où,
On joue pour apprendre et on apprend pour jouer

Jouer pour apprendre

C’est dans le jeu de l’instrument que l’élève trouve sa motivation. En effet, on lui montre, dès le début, à concevoir et exécuter d’agréables séquences de notes, d’abord très simples et devenant de plus en plus complexes, séquences qu’on l’aide à émettre de façon satisfaisante et sans souffrance physique. Ainsi, l’élève commence à goûter au plaisir du jeu violonistique et ressent l’envie d’aller plus loin. Il découvre ainsi, au fur et à mesure, de nouvelles possibilités sonores et techniques qui ouvrent la voie vers les chefs d’œuvres du répertoire.

Aisance du jeu

Il saute aux yeux que celui qui peine sur son violon ne tire de l’exercice que peu ou pas de plaisir tout en accumulant les frustrations. Il importe donc, au plus haut point, d’installer le débutant dans une relation confortable et efficace avec son violon, instrument pour lequel on doit l’aider graduellement à devenir une mécanique inspirée.

Comment on acquiert l’aisance ?

Où trouver une façon optimale d’agir sur le violon pour obtenir une aisance maximale dans l’exécution ? Mieux que quiconque, fût-il Kreutzer, Secvik ou Galamian. Le violon lui-même nous fournit la réponse.

Le violon lui-même nous fournit la réponse.
En effet, comme on l’a fait aux Petits Violons, il faut prendre en compte et bien analyser, d’une part, les caractéristiques de structure et d’accord du violon ainsi que les nécessités mécaniques de l’émission des sons et, d’autre part, mettre tout cela en regard avec les possibilités neuromotrices et mentales de l’être humain, la mécanique vivante de l’instrument.

Apparaissent alors, les meilleurs chemins pour, dans les plus brefs délais possibles, guider l’élève vers :

1-L’acquisition d’une kinésie plus efficace. C’est-à-dire :

  1. une posture qui réduit considérablement l’effort physique demandé
  2. une gestique plus harmonieuse et plus précise qui induit rapidement de constants résultats de qualité.
  3. La détente physique. Résultats des points a et b, cette détente favorise encore plus, l’économie d’énergie.

2- Une meilleure conception mentale de l’exécution
En musique, trop peu de gens se préoccupent de ce que Les Petits Violons nomment la représentation mentale de l’exécution. (On commence depuis peu à s’en préoccuper en athlétisme de haut niveau.)
Pourtant, la quête de cette représentation mentale procède d’un raisonnement fort simple :

  • Exact ou erroné, tout geste est commandé par le cerveau ;
  • Le geste erroné n’est pas plus facile que le geste exact (il peut souvent même s’avérer plus difficile);
  • Et c’est plus qu’une évidence : personne n’aime se tromper.

Conclusion

Il est clair que les erreurs qui se produisent viennent de ce qu’on n’a pas su fournir au cerveau l’information nécessaire à l’exécution exacte et/ou qu’on ne lui a pas permis d’intégrer cette information pour une commande précise de l’appareil neuro-moteur.

Face à l’erreur

Face à l’erreur, le monde violonistique suggère généralement à l’élève des heures et des heures de travail durant lesquelles, bien souvent, celui-ci répète inlassablement les mêmes erreurs, au risque d’en prendre l’habitude ou de se blesser.
Aux Petits Violons, on préfère chercher et trouver des façons d’agir sur la pensée de l’apprenti pour qu’il puisse définir le geste exact et le commander. Ainsi, le tour est joué (le passage aussi!)

En résumé

Aux Petits Violons, dès le départ, on aide le débutant à acquérir une kinésie efficace qui minimise l’effort. Puis, grâce à des séquences musicales qu’il se plaît à jouer et rejouer, on aide l’élève à acquérir et intégrer des mécanismes d’apprentissage qui fournissent au cerveau, l’information mentale précise et détaillée nécessaire pour bien gérer la réponse neuro-motrice, laquelle induit l’exécution régulièrement réussie.

C’est cette exécution régulièrement réussie, jointe à une kinésie efficace, qui crée l’aisance du jeu que remarquent et soulignent, depuis des décennies, tous les auditeurs des concerts des Petits Violons.